23.02.2018 - Article
  • Environnement

Grand froid : thermomètre vs température ressentie

Froid devant ! Le début de semaine prochaine va connaître les journées les plus glaciales de l’hiver, avec des températures minimales en plaine au nord de la Loire comprises entre -5°C et -10°C. « Ça devrait rester supportable », penseront certains. Pas vraiment : le vent soutenu venu tout droit de Russie – le fameux « Moscou-Paris » – va en effet générer des températures ressenties de -15°C, -20°C, voire -25°C. Et là, on est proche de valeurs sibériennes. Explications.

Ceux qui ont chantonné en regardant les cartes de températures prévues pour les jours qui viennent – ce sont juste des valeurs hivernales, non ? – risquent de se retrouver fort dépourvus quand la bise sera venue. Car, quand leur thermomètre indiquera -5°C dans l’Ouest (ou -10°C au nord, ou -15°C sur les Alpes), ce vent glacial, soutenu, venu de l’est-nord-est, va sérieusement faire dégringoler leur ressenti de la température. Ou, si vous préférez, ce qu’on appelle « la température ressentie ».

Voilà une notion commune aujourd’hui. Elle est pourtant relativement récente en France. Elle nous vient du Canada, où elle porte – depuis longtemps déjà – le nom de « refroidissement éolien ». Car c’est bien le vent qui fait que le froid ressenti peut être très inférieur au froid mesuré.

Un abri ajouré

Pour bien comprendre ce phénomène, il faut revenir à la mesure officielle, par Météo France, de la température de l’air chez nous : elle s’effectue avec un thermomètre placé à 1,50 mètre du sol dans un abri ajouré.

Autrement dit : à l’abri de la pluie, du soleil et du vent. Trois facteurs qui peuvent influer sur la façon dont nous appréhendons le temps qu’il fait – notamment le soleil quand il fait chaud, et le vent quand il fait froid.

Le « refroidissement éolien » de nos cousins canadiens vient de l’expression anglaise « wind chill » (« chill » pouvant signifier « refroidir », « fraîcheur », « frisson »). En hiver, la température que nous ressentons, bien plus basse que la valeur du thermomètre, vient du fait que le vent a un impact direct important sur notre peau.

Un « indice de refroidissement éolien » édifiant

L’explication en est simple : nous sommes en permanence entourés, recouverts, d’une mince couche d’air immobile, réchauffée par notre peau (ou notre corps), qui nous sert d’isolant vis-à-vis de l’air ambiant.

Seulement voilà : quand le vent souffle, il balaye cette très fine couche, il nous ôte cet isolant, livrant notre peau à l’air froid, voire glacial, qui se renouvelle sans cesse. Notre corps se retrouve donc exposé à une température plus basse que celle qu’il ressentirait s’il n’y avait pas de vent. Conséquence : l’organisme produit un surplus de chaleur pour lutter contre le froid aux extrémités (tête, mains, pieds…), et se refroidit du même coup en interne – c’est le « refroidissement éolien ».

Concrètement, comment mesure-t-on la température ressentie ? Grâce à l’indice de refroidissement éolien créé au Canada (tableau ci-dessous). C’est une équation mathématique empirique qui prend en compte d’une part la température de l’air, d’autre part la vitesse du vent.

Regardez les chiffres exprimés, ils sont édifiants. Par -5°C au thermomètre, un simple petit vent de 30 km/h vous donne une température ressentie de -13°C. Et par -10°C, la même bise vous fait dégringoler le ressenti à -20°C.

De ce jeudi jusqu’à mardi ou mercredi prochain, la bise d’est-nord-est va être « soutenue », avec des rafales de 50 à 60 km/h dans l’intérieur des terres. Associée aux basses températures, elle donnera « un ressenti vraiment glacial », explique François Jobard, prévisionniste à Météo France.

Pour les jours qui viennent, lisez donc, sur les cartes météo, les valeurs des températures prévues au thermomètre. Mais n’oubliez pas de jeter aussi un œil sur les champs de vent annoncés. Pris ensemble, ces deux facteurs vous permettront, avant de sortir, de savoir si vous pouvez chantonner en enfilant votre doudoune.

Source : www.ouest-france.fr

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