19.02.2016 - Article
  • Environnement

Le facteur quatre ne sonne qu’une fois

Avez vous déjà croisé le « facteur quatre » ? Cette expression pour initiés résume en fait une exigence toute simple : les émissions mondiales de gaz à effet de serre et la consommation des matières premières doivent être divisés par quatre d’ici 2050 ! Pourquoi ?

Nous consommons trop et la Terre ne peut plus suivre notre rythme. Les déchets s’accumulent sans plus pouvoir être digérés par la Planète Terre, et parmi ces déchets, les gaz à effet de serre sont les plus préoccupants. Il faudrait deux planètes Terre pour absorber notre rythme d’émission de déchets.

Les calculs effectués par le Groupement d’experts (GIEC) qui auscultent l’évolution du réchauffement climatique, montrent que la tendance actuelle conduit à un réchauffement en fin de siècle, compris entre 3°C et 6°C si rien ne change.

Ne vous imaginez pas que ce sera une aubaine pour les plages bretonnes au mois d’août ! Non, cette fourchette d’élévation correspond à l’écart de température entre aujourd’hui et l’âge de glace ! Autant dire un véritable changement d’ère.

Les pays en voie de développement souhaitant légitimement rattraper leur retard, il a été convenu que les pays développés devraient mettre les bouchées doubles pour qu’en moyenne les émissions de GES soient divisées par deux. D’où la baisse d’un « facteur quatre » pour nos pays développés.

La France s’est engagée en 2003 à diviser ses émissions d’un« facteur quatre » d’ici 2050.

Le principal émetteur de GES est le parc immobilier existant. Viennent ensuite les transports. L’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments existants doit donc être engagée rapidement, et sans demi-mesure. Les rénovations énergétiques doivent être de « facteur quatre ». Le coût moyen d’investissement correspondant est d’environ 30 000 € pour un F3. La Loi de Transition Energétique a prévu la mise en place du mécanisme de « tiers financeur » pour avancer les fonds aux ménages français. Mais il n’est plus temps de tergiverser sur le programme de rénovation : il doit être de « facteur quatre », car il ne sonnera pas deux fois.

Vous aimez cet article J’aime cet article
Retour au sommaire

En savoir plus sur les sujets abordés.

  • Environnement
18.12.2020 - Article

Mode de calcul des frais de chauffage dans une copropriété

Éliminons d’emblée le cas des immeubles collectifs chauffés individuellement, ainsi que l’ensemble des immeubles qui ne sont pas concernés par l’individualisation des frais de chauffage. Dans ce cas, chacun a souscrit un abonnement direct auprès du fournisseur de gaz ou de fioul de son choix (Gaz de France par exemple), et reçoit donc directement sa facture individuelle.
La sensibilisation sur la consommation se fait donc a postériori lorsque la facture exige un paiement… C’est souvent trop tard. 

  • Environnement
17.12.2020 - Article

Combien coûte votre production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) ?

En théorie, rien de plus facile de calculer ce que coûte la production d’un m3 d’eau chaude. Quelle est la quantité d’énergie nécessaire pour élever un litre d’eau d’un degré ? La réponse que tout élève de première connaît est qu’il faut 1,162 Wattheure. Pour chauffer un m3 d’eau de 15°C à 40°C (qui est la moyenne de la température de l’ECS), il faut donc en théorie dépenser 1,162 x28°Cx 1000 = 32,5 kWh. Soit ! Mais quel en est le coût ? C’est là que tout se complique !

  • Environnement
  • Pouvoir d'achat

RECEVEZ NOTRE NEWSLETTER

La version de votre navigateur internet est obsolète

Afin d'utiliser notre site sans problème, nous vous recommandons de mettre à jour votre navigateur. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de votre navigateur: Mozilla Firefox

La version de votre navigateur internet est obsolète

Afin d'utiliser notre site sans problème, nous vous recommandons de mettre à jour votre navigateur. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de votre navigateur: Microsoft Internet Explorer

* Champs obligatoires.