L’Europe leader mondial :

L’Association Européenne de l’Industrie Photovoltaïque (EPIA)  vient de publier un rapport sur l’évolution à cinq ans de la filière.

Deux points émergent déjà : d’une part la croissance de ce marché à l’horizon étudié, et d’autre part le leadership en Europe des marchés allemands (7,5 GW installés) et italiens (9,3 GW installés), qui à eux deux représentent 60%  de la croissance mondiale du secteur, et confèrent à l’Europe la position de continent leader de l’énergie photovoltaïque, avec 21,9 GW installés à fin 2011, soit 75% de la puissance installée mondiale.  Derrière, la Chine arrive en deuxième position avec  2,2 GW. Les Etats unis ne représentent que 0,3 GW.

Cette position de leader pourrait même encore s’accélérer, avec le récent partenariat entre une entreprise allemande (Schott Solar) et une entreprise Grecque (Environ) pour l’implantation de parcs solaires photovoltaïques qui pourraient devenir à terme une des opportunités d’exportation d’énergie pour la Grèce !

L’énergie photovoltaïque est désormais devenu la troisième énergie renouvelable la plus utilisée dans le monde, derrière l’hydraulique et l’éolien.

Le secteur industriel photovoltaïque reste fragile

La concurrence agressive de la Chine fait baisser les prix et fragilise de nombreuses entreprises européennes contraintes à la consolidation ou à la disparition. Le leader allemand (Q-Cells) a ainsi déposé le bilan le mois dernier. D’autres industriels ferment des usines en Europe. Face à la concurrence sur les coûts, les entreprises européennes doivent faire preuve d’innovation. Mais la filière a besoin d’une visibilité à plus long terme pour engager les lourds investissements nécessaires. Ce sera une nécessité pour l’Etat français de créer un contexte de prix de rachat de l’électricité produite, pérenne à long terme : des milliers d’emplois sont liés à cette exigence.

Un secteur d’innovations

En France, la question se pose de savoir relancer une filière compétitive. Parmi les entreprises les plus innovantes, Nexcis issue de l’IRDEP (Institut de la Recherche et Développement pour l’Energie Photovoltaïque) fait le pari de cellules de technologie CIGSe2 (Cuivre, Indium, Gallium, Séléniure).    La technique consiste à réaliser des électro dépôts de ces constituants, recuits ensuite sous une atmosphère de Sélénium. Les cellules photovoltaïques obtenues ont un rendement de conversion (énergie électrique / énergie solaire) dépassant 12%  pour un coût bien moins important que les solutions classiques au silicium cristallin (le standard actuel est d’environ 14%). Les axes de recherche susceptibles de créer une rupture dans les coûts sont effectivement liés notamment au rendement des cellules photovoltaïques (une entreprise chinoise atteindrait 15,9%, et MPO Energy, entreprise française aurait produit un prototype de cellule qui revendique 19,1% de rendement).  Nexcis estime être sur le point de pouvoir créer une rupture de coûts de production d’énergie, lesquels se situent actuellement aux environs de 0,5 à 0,7 € / Watt. Start up aux actionnaires prestigieux (IBM et EDF), Nexcis avec le concours et le soutien d’OSEO et de l’ADEME pourrait bien révolutionner prochainement le marché, d’autant qu’un second axe de progrès consiste à utiliser un support métallique souple en lieu et place des panneaux classiques en verre, ce qui permettra à la fois de gagner en poids, et de s’absoudre des contraintes géométriques qui aujourd’hui condamnent les surface de toitures encombrées par des obstacles irréguliers. Les autres types d’innovations attendues portent sur les solutions de fixations, encore complexes selon le type de toiture et donc lentes à mettre en œuvre.

La génération des panneaux organiques arrive

Au-delà de ces innovations technologiques sur le process de fabrication, certains industriels français travaillent sur les innovations liées à l’usage des panneaux. Conscient que le concept de l’énergie photovoltaïque a conquis les esprits, les usages deviennent illimités y compris sur des objets de plus petite taille mais moins consommateurs en énergie. La solution passe par des panneaux souples, adaptables sur n’importe quel support, conçus sur mesure en fonction des besoins du client. C’est la société DisaSolar qui semble en tête sur ces axes de recherche. Issue de l’univers des impressions jet d’encre, la société DisaSolar a mis au point une technologie de rupture dite « photovoltaïque organique ».  Les investissements de production d’une telle technologie étant au moins dix fois inférieurs à ceux exigés par les technologies classiques, on peut s’attendre à voir chuter les prix, même si cette technologie n’atteint dans l’immédiat que des rendements voisins de 6%. Par ailleurs plus besoin de silicium pour produire de tels panneaux organiques : c’est bon pour l’environnement !

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