17.07.2013 - Article
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Des propriétaires acteurs de la transition énergétique

Le débat sur la Transition Energétique arrive maintenant au Parlement, qui votera une Loi  courant octobre. Le débat participatif aura été riche d’autant que les décisions à prendre sont multiples.

Réduire les émissions de GES de 20% d’ici 2020 (dont un quart est généré par le parc immobilier), ramener la part du nucléaire à 50% de l’électricité produite en 2025, faire évoluer les modes de vie et de consommation de façon à allier sobriété et efficacité énergétique notamment dans l’immobilier source de 44% de la consommation, accroître la part des ENR dans le mix énergétique français tout en maîtrisant l’augmentation tarifaire inéluctable, financer cette transition énergétique tout en accompagnant les ménages et en protégeant ceux qui souffrent de précarité énergétique,……

Autant de sujets dont les ramifications s’interpénètrent. De nombreux acteurs à impliquer et à mobiliser. Producteurs d’énergie, distributeurs, aménageurs et sociétés de promotion immobilière, entreprises, artisans et leurs Fédérations, acteurs du transport des personnes ou des marchandises, mais aussi citoyens, consommateurs, occupants d’immeubles et enfin gestionnaires de ces derniers (bailleurs sociaux et syndics)….

Le constat est sans appel : occupants et gestionnaires doivent dorénavant être totalement impliqués, tant leur responsabilité paraît importante (44% de la consommation d’énergie) dans la possibilité de gagner le pari de la transition énergétique.

La réalité est pourtant encore toute autre…

Dans le parc immobilier tertiaire, si les grands promoteurs rivalisent d’innovation pour se constituer des « vitrines RT 2012 », il faut pourtant admettre que la loi économique prévaut et que la rénovation énergétique du parc existant n’est encore guidée que par des calculs de rentabilité à court terme. Les Facility-Managers sont contraints de faire au mieux pour réduire la consommation d’énergie de leurs clients locataires, sans investissements d’efficacité énergétique supplémentaire.

Les bailleurs sociaux, eux, aspirent les financements de l’Etat et des Collectivités pour engager les rénovation énergétiques lourdes dont leur parc immobilier a tant besoin. Par contre les actions menées pour permettre à leurs clients locataires de devenir des « consom’acteurs » se heurtent encore aux habitudes du passé. Tous les experts sont pourtant unanimes pour marteler que 50% de l’efficacité énergétique viendra de l’individualisation des charges, de l’équité et la sensibilisation qu’elles permettent.

Quant au parc immobilier privé, il est handicapé dans cette marche vers l’efficacité énergétique, par bien des freins : aucun dispositif de financement à grande échelle et facilement mobilisable, un morcellement infini de la responsabilité de copropriété associé à des modalités de vote archaïques (Loi de 1965) qui ne facilitent pas les prises de décision. Par ailleurs il faudra sortir les syndics gestionnaires d’un statut lui aussi dépassé, de gestionnaire des parties communes. Une réforme de la loi Hoguet qui régit leur profession,  s’impose, afin de les amener à pouvoir s’impliquer dans la gestion et les économies d’énergie du patrimoine de leurs clients.

La transition énergétique dans le parc immobilier n’aura de chance de réussir qu’à une condition : que les gestionnaires de parc mettent en mouvement le rôle incontournable des occupants et les transforment en consom’acteurs de leurs énergies.

La première étape génère de l’équité et des économies mais ne nécessite aucun investissement : ce sont les services de comptage individuel  des charges d’eau et de chauffage.

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