Après une flambée des installations ces dernières années, la filière photovoltaïque a subi quelques turbulences. Le moratoire du premier trimestre 2011 a débouché sur un nouveau mode de calcul des tarifs de rachat de l’électricité, qui incite à plus de rigueur pour garantir la rentabilité d’un projet. Les installateurs les plus sérieux s’en sont trouvés confortés.

Il n’en reste pas moins qu’un projet de solaire photovoltaïque reste une aventure.

Partons à l’aventure !

Première étape : définir ses besoins. On distingue quatre types d’installations.

Les installations sur sites isolés dont le seul objectif est de produire pour consommer. Il sera prudent de prévoir un groupe électrogène d’appoint pour garantir la production pendant les périodes sans soleil.

Les installations d’auto productions diffèrent des précédentes par le fait que le site est relié au réseau électrique qui, par un système de bascule automatique vient compenser l’absence de production solaire. Aucune production n’est injectée dans le réseau. Les motivations de ces deux projets ne sont donc pas économiques.

Les installations avec revente d’une partie de la production sont soumises à des exigences supplémentaires. En effet, l’électricité injectée dans le réseau est rachetée à un prix avantageux appelé “ tarif d’achat” à la condition que l’électricité soit de bonne qualité, c’est à dire respecte des contraintes de tension et de régularité. L’installation d’un onduleur sera donc indispensable. Par ailleurs il est nécessaire d’équiper l’installation d’un compteur d’injection pour mesurer la production vendue.

Les installations avec revente de la totalité de la production représentent le modèle le plus rentable en théorie et donc le plus utilisé. En effet le tarif d’achat est encore aujourd’hui largement supérieur au prix du kWh venant du réseau. Dans ce cas le dispositif de comptage est plus sophistiqué puisqu’il faut ajouter un compteur de “non consommation” monté en sens inverse du précédent et permettant de vérifier l’absence d’autoconsommation. Enfin il faut prévoir un branchement et un compteur de “consommation” pour mesurer l’électricité en provenance du réseau.

La deuxième étape exige de réunir quelques informations qui permettront de calculer l’équilibre économique du projet. D’abord connaitre sa consommation annuelle mais surtout les variations saisonnières  de celle-ci, et les pics. Il faudra en effet s’assurer que la saisonnalité de l’ensoleillement correspond à celle des besoins. On optimisera ensuite les caractéristiques géométriques du projet : inclinaison des panneaux (la pente idéale correspond à la latitude du lieu), orientation (un écart de seulement 10 degrés par rapport au sud fait chuter le rendement), la surface utile, les ombres portées en n’oubliant pas que les cellules étant montées en série, si une partie du panneau est à l’ombre, c’est tout le panneau qui voit sa production chuter.

Vient alors la troisième étape, longue et souvent compliquée des formalités administratives (autorisation d’installer, autorisations de connecter au réseau, contrat d’achat de production, assurances  responsabilité civile,….). C’est votre installateur qui vous guidera, voire qui s’occupera lui-même des démarches. Autant qu’il soit expérimenté.  Différents labels se sont imposés (Quali’PV, InSoCo, TechnoSolar, EcoArtisan, ..)

L’installation étant réalisée, elle doit faire l’objet de contrôle avant mise en production. L’installateur adresse un autocontrôle au Consuel (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Electricité). Selon la complexité de l’installation, un contrôle sur place pourra être diligenté.

A partir de là, il est important de suivre la production pour s’assurer qu’elle est conforme aux prévisions. Les notions d’Ampères heures, de puissance (en Watt) de Watt crête, de puissance apparente en Volt Ampères, de rendement doivent être surveillées. D’elles dépend la rentabilité réelle de l’installation.

La rentabilité dépend évidemment aussi de la qualité des panneaux installés. La première génération était des panneaux à base de silicium mono ou poly cristallin. La deuxième génération qui apparait maintenant sur le marché est constituée de panneaux “couches minces” (silicium amorphe, telluride de cadmium, diselenium de cuivre). Le coût de fabrication est nettement moins élevé mais le rendement est légèrement plus faible. La troisième génération fait encore l’objet de recherches visant à doubler le rendement des cellules PV.

Mais quelle rentabilité ?

Les calculs sont évidemment complexes. Le coût de l’installation ne doit rien omettre : panneaux, onduleurs, compteur, raccordement au réseau, démarches administratives, assurance RC obligatoire, maintenance des équipements, fiscalité. Des financements peuvent alléger la facture : crédit d’impôts éventuels, exonération de taxe foncière dans certains cas…Des subventions de l’ANAH peuvent être sollicitées, voire des aides de vos Collectivités locales dans certaines régions. Enfin les tarifs d’achat de l’électricité ont évidemment leur importance. Ils dépendent du type d’installation, de la quantité injectée dans le réseau, de la qualité de l’électricité produite.

Par retour d’expérience, un projet correctement mené génère un retour sur investissement de 7 à 9 ans environ…..A vos calculettes !

d’après  GreenVivo

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