Depuis plusieurs années, les copropriétés font face à une hausse continue du prix de l’énergie. Les marchés du gaz et de l’électricité sont influencés par des tensions géopolitiques persistantes, une évolution de la demande mondiale et la nécessité d’investir dans les infrastructures énergétiques. Cette situation impose aux gestionnaires d’immeubles et aux copropriétaires de repenser leur approche de la consommation énergétique.
Dans ce contexte, le chauffage collectif représente un poste de dépenses particulièrement sensible. Toute augmentation du coût de l’énergie se répercute donc directement sur les budgets des copropriétés et sur les factures payées par les occupants. Maîtriser sa consommation devient donc essentiel pour limiter les charges et préserver l’équilibre financier des immeubles.
À savoir : Le chauffage peut représenter jusqu’à 60 % des charges de copropriété selon la configuration des immeubles.
Face à la hausse durable des prix de l’énergie, améliorer la performance énergétique des bâtiments est devenu indispensable. Un immeuble performant consomme moins d’énergie à confort égal, ce qui permet de limiter l’impact des augmentations tarifaires sur les charges. La performance énergétique constitue ainsi un véritable levier économique pour les copropriétés.
Elle contribue également à renforcer la valeur du patrimoine immobilier. Les logements économes en énergie sont plus attractifs pour les acquéreurs et les locataires et permettent d’anticiper les évolutions réglementaires, tout en limitant le risque de décote des biens les plus énergivores.
À savoir : un logement bien classé sur le plan énergétique se vend en moyenne plus cher qu’un logement très énergivore, les écarts sont très différents selon les régions, mais à titre d’exemple, un logement avec un DPE en F ou G se vend 19% moins cher qu’un logement classé D en Nouvelle-Aquitaine.
La rénovation énergétique constitue un levier majeur pour améliorer durablement la performance des bâtiments. Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de la transition énergétique et permet de réduire les besoins en chauffage et en énergie des logements.
Isolation des façades et des toitures, modernisation des systèmes de chauffage ou amélioration de la ventilation sont autant d’actions concrètes susceptibles de générer des gains importants sur les consommations.
Toutefois, les coûts et les délais de mise en œuvre peuvent retarder les projets. Par ailleurs, une rénovation, aussi performante soit-elle, ne garantit pas toujours à elle seule une baisse optimale des consommations si les usages ne sont pas maîtrisés. Sans pilotage fin ni implication des occupants, les gains théoriques peuvent être partiellement perdus.
À savoir : On parle même parfois d’effet de rebond quand les effets positifs acquis par la rénovation des bâtiments ou l’utilisation de meilleures technologies sont diminués ou annulés par une augmentation de la consommation ou une modification des usages.
Le comportement des occupants joue un rôle déterminant dans la consommation réelle d’énergie d’un bâtiment. Informer et sensibiliser les résidents aux enjeux énergétiques permet de favoriser l’adoption de pratiques plus responsables, sans dégrader le confort.
La régulation des températures à l’aide de robinets thermostatiques, une bonne aération et un usage raisonné du chauffage ont un impact significatif sur les consommations, d’autant plus quand ces pratiques sont cumulées.
Ce levier comportemental est également un pilier de la transition énergétique. Il présente l’avantage de nécessiter peu d’investissement pour produire des résultats concrets et rapides. Il peut compléter les travaux de rénovation en informant les résidents sur leurs usages, soulignant ainsi l’amélioration des performances du bâtiment.
Pour profiter de ce levier, il faut d’abord mettre en place de bons outils de suivi des consommations pour les occupants.
Pour agir efficacement sur les consommations d’eau et de chauffage dans l’habitat collectif, la première étape est d’être bien informé. ista accompagne les copropriétés en installant des compteurs d’eau et des compteurs de chauffage, comme les répartiteurs de frais de chauffage ou les compteurs d’énergie thermique. Ces appareils permettent de mesurer précisément les consommations et offrent aux résidents une meilleure compréhension de leur consommation et de son évolution dans le temps.
L’individualisation des charges joue également un rôle essentiel dans cette démarche. En mesurant la consommation de chaque logement, on peut facturer les habitants selon leurs usages réels plutôt que de diviser la facture globale de l’immeuble entre tous les occupants. Cette facturation est plus équitable et valorise les comportements responsables. Les résidents deviennent acteurs de leur consommation, ajustent plus naturellement leurs usages et constatent directement l’impact de leurs efforts sur leur facture. En combinant mesure, transparence et responsabilisation, les solutions proposées par ista contribuent ainsi à réduire durablement les charges de copropriété tout en accompagnant la transition énergétique des bâtiments.
Antoine Figliuzzi
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