L’or bleu devient un enjeu stratégique majeur

« L’eau est un enjeu majeur, et les pénuries ne sont plus l’apanage des pays en développement » rappelait le Directeur du Laboratoire d’études sur le Développement Durable (LEDD).

Une part importante de l’humanité est en situation de stress hydrique, et plus d’un milliard et demi de personne n’ont pas accès à l’eau potable. Rappelons pourtant que « la vie est née dans l’eau, et elle ne peut toujours pas s’en passer. Quelques données fondamentales donnent à réfléchir : seulement 0,65% des ressources de notre « planète bleue » sont sous forme d’eau douce liquide alors que la population de la planète va atteindre 7 milliards d’habitants et que le réchauffement climatique s’intensifie. Conséquence : deux milliards et demi de personnes vivent déjà dans des régions soumises au stress hydrique. Rappelons que le stress hydrique correspond au seuil de 1700 mètres cube d’eau douce disponible par habitant et par an, quand la situation de « pénurie d’eau » correspond à seulement 1000 mètre cubes. L’eau douce se transforme donc progressivement en « or bleu » et sa possession devient un enjeu stratégique majeur.  Si les pays occidentaux restent relativement à l’abri de ce risque, leur insouciance n’en demeure pas moins réelle. L’Organisation des nations Unies estime qu’en 2025 les deux tiers de la population mondiale pourraient être confrontée au « stress hydrique ».

 

La France n’atteindra pas les objectifs fixés par l’Union européenne.

L’Espagne et la Turquie, qui sont pourtant des pays irrigués par des grands fleuves, seront bientôt en situation de stress hydrique partiel. En 2010 les pays du sud de l’Europe (Chypre, Malte) mais aussi la république Tchèque ont déclaré être en situation de pénurie d’eau sur de longues périodes, et quatre pays (Pays Bas, Suède, France et Roumanie) ont déclaré des pénuries d’eau locale sur certaines régions.  La France quant à elle, n’est pas en situation de pénurie imminente, mais elle verra sa disponibilité en eau en douce diminuer de 12% d’ici 2030 ! Des choix politiques s’imposent, et certaines régions comme la Vendée se tournent déjà vers la désalinisation de l’eau de mer.  Des questions se posent en effet dans les régions fortement agricoles, notamment dans certaines d’entre elles lorsqu’on sait que la production d’un litre d’alcool nécessite 100 litres d’eau. La France n’échappera pas à une législation renforcée sur le droit à l’eau, incluant une tarification incitative aux économies selon le volume consommé et l’usage, une exigence accrue d’amélioration des rendements de réseaux, et des contraintes plus sévères limitant l’usage inconsidéré de l’eau en agriculture et les risques de pollution de la ressource naturelle en eau.

Le droit de l’eau en France étant extrêmement complexe, la législation n’est pas marquée par une excessive  cohérence. Les textes se sont ajoutés les uns aux autres comme des couches de sédiments et ce n’est que depuis la Loi sur l’eau de 1992 que la gestion globale de la ressource en eau est envisagée de façon cohérente. La France reste néanmoins le mauvais élève de l’Europe pour sa gestion de l’eau et elle n’atteindra pas les objectifs fixés par la Directive cadre sur le bon état en 2015 des ressources en eau.

De sérieux efforts s’imposent pour éviter un jour le stress hydrique même si une belle loi sur l’eau ne fera jamais tomber une seule goutte d’eau de pluie !  En attendant, une recommandation au quotidien : surveillez votre consommation grâce au comptage divisionnaire et aux services web de détections des anomalies. Des économies annuelles de quinze à vingt pour cent vous attendent !

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