La Loi de Transition Énergétique est entrée dans la dernière ligne droite. Déjà examinée par le Sénat (et en partie amendée) elle revient à l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot pour voter le texte final.

Concernant le volet « efficacité énergétique des bâtiments », sources de 44% des consommations d’énergie en France et de 25% des émissions de gaz à effet de serre, les enjeux sont considérables. Le jeu en vaut la chandelle, car la rénovation énergétique du parc immobilier est fortement créatrice d’emplois. 65% des logements ont été construit avant la première réglementation énergétique de 1974. Leur consommation énergétique est quatre à cinq fois supérieure à celle des immeubles qui sortent de terre depuis 2012 (Immeubles BBC).

En copropriété, la démarche est longue et semée d’embûches. Il faut convaincre une large majorité de copropriétaires de l’intérêt pour eux d’engager un investissement à hauteur de 200 à 300 € / m2. Économies d’énergie, confort accru et revalorisation de leur patrimoine sont les principaux arguments qui doivent être mis sur la table. Le rôle des gestionnaires est essentiel.

Le constat est sans appel : occupants et gestionnaires doivent dorénavant être totalement impliqués, dans une démarche qui commence bien en amont de l’audit énergétique. Une phase initiale de sensibilisation permettra de faire comprendre les enjeux à chacun et de faire adhérer la majorité des copropriétaires. Revaloriser leur patrimoine de 10% en moyenne et diviser les factures de chauffage et d’électricité par trois voire quatre tout en augmentant leur confort sont les promesses d’une telle rénovation. Sans les gestionnaires, cet objectif sera difficile à atteindre. Mais pour y parvenir ceux ci devront désormais s’impliquer dans la gestion des consommations individuelles d’énergie (chauffage, eau chaude sanitaire). Faire voter l’individualisation de ces charges constitue la première étape. Inclure dans le contrat de gestion de la copropriété un volet sensibilisation aux consommations et détection de toute forme d’anomalie ou de fuite est incontournable. Les copropriétaires sont désormais conscients de l’écart qui se creuse entre leur patrimoine et l’immeuble voisin dont la consommation est cinq fois moins élevée.

Tous les experts sont en effet unanimes pour rappeler que 50% de l’efficacité énergétique viendra de l’individualisation des charges, de la régulation, de l’équité et la sensibilisation qu’elles permettent.

La transition énergétique dans le parc immobilier n’aura de chance de réussir qu’à une condition : que les gestionnaires de parc mettent en mouvement le rôle incontournable des occupants et les transforment en consom’acteurs de leurs énergies. La première étape génère de l’équité et des économies mais ne nécessite aucun investissement : ce sont les services de télé relevé et d’individualisation des charges d’eau et de chauffage, conformément à la réglementation.

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