Les professionnels de l’immobilier évoquent de plus en plus ce concept de « valeur verte ». Celui-ci est souvent associé uniquement à l’efficacité énergétique du bien immobilier. Les critères qui permettent d’évaluer la valeur verte sont en fait bien plus complets, et vous syndics, en détenez la clé.

La « valeur verte » est née du besoin de comparer la valeur de deux biens, selon qu’ils répondaient ou non à des critères de certifications environnementales. De nombreuses études internationales (USA, Suisse, Allemagne, …..) ont contribué à faire émerger la certitude qu’un bien immobilier répondant à ces certifications « vertes » possédait à juste titre une valeur patrimoniale et locative supérieure : la fameuse « valeur verte ».

Un consensus est progressivement apparu qui reconnaît que trois critères principaux contribuent à cette valeur verte.

La qualité de la construction ou de la rénovation, répondant à des labels ou certifications environnementales (HQE, BBC, BBC Effinergie….) constitue le premier facteur. Cette qualité du bâti génère confort et optimisation de l’efficacité énergétique passive.

La capacité du syndic à bien gérer le bâtiment ainsi que le comportement environnemental de l’occupant en sont les autres facteurs. Ils sont les garants d’une part du respect de la réglementation et d’autre part de l’obtention d’un bon niveau d’efficacité énergétique active.

Toutes les études menées, dont notamment celle de l’ADEME (2011) démontrent en effet que seule la combinaison de ces trois facteurs améliore l’image de la copropriété, augmente sa valeur locative parce qu’à eux trois ils constituent une garantie de maîtrise des charges. Il est constaté que cette combinaison des trois facteurs réduit les délais de revente ou de location.

Par ailleurs, plus la conformité aux normes en vigueur est respectée, moins le risque d’obsolescence du patrimoine est élevé. Cette capacité à « coller » à l’évolution des réglementations, qu’elles soient énergétiques ou liées au confort, ou à l’accessibilité ou encore à la sécurité apparaît systématiquement comme un facteur d’attractivité d’un bien immobilier (réduction des risques) et donc de « valorisation verte ». Le syndic en est le garant. Son rôle est donc essentiel pour accroître la valeur verte.

 

L’étude de l’ADEME conduit ainsi à une valeur verte oscillant selon la localisation entre 5% et 22% de la valeur vénale du bien considéré. La valeur locative augmenterait de 6% en moyenne, quant au délai de revente, il serait réduit d’un facteur deux voire quatre.

Peu importe l’indicateur mesuré. Ce qu’ils traduisent tous, c’est la limitation du risque lié à l’augmentation du prix des énergies dans les années à venir, à la condition que trois facteurs soient réunis : qualité énergétique du bâti, qualité de la gestion par le syndic, et optimisation du comportement des usagers (rôle des RFC par exemple).

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