30.04.2013 - Article
  • Législation

Seuls les syndics détiennent les solutions…

Le constat est sans appel : les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements ne décollent pas.  Si la crise économique apparaît comme une des principales causes, en fait  chacun des acteurs concernés se renvoie la balle pour expliquer cette inertie : les banques, les copropriétaires, et peut-être bien aussi… les syndics.

Les syndics ont un rôle de conseil, en tant que professionnel de l’immobilier, qui est trop souvent sous utilisé. Manque de temps, disent certains ? Manque de compétence approfondie sur ces nouvelles réglementations ? Manque d’intérêt pour la réalisation d’économies sur des charges individuelles, dont les syndics revendiquent de ne pas être comptables ? Pourtant les copropriétés ont besoin de comprendre pour se décider. C’est donc aux syndics d’apporter ces informations à leurs clients syndicats de copropriétaires.  Faire comprendre qu’un immeuble mal classé sur le plan énergétique perd de sa valeur par rapport au parc neuf ou à celui qui se modernise. Expliquer que les aides de financements externes ne peuvent que se raréfier ou se concentrer sur les seuls ménages en précarité énergétique, et qu’il ne faut pas trop attendre. Faire partager l’idée qu’un audit énergétique permettra d’y voir clair pour seulement quelques deux ou trois mille euros et que l’AG pourra prendre des décisions en connaissance de cause.  Il faut à ce sujet ne pas se laisser enfermer dans le texte de la Loi qui dans l’immédiat ne rend obligatoire les audit énergétiques (ou les Diagnostics Immeubles) qu’aux immeubles chauffés collectivement. Pourquoi pas aussi les immeubles chauffés individuellement alors qu’ils ont besoin des même rénovations énergétiques ? Parce que le Législateur craignait au moment du vote de la Loi Grenelle 2 qu’en généralisant la Loi à tous les immeubles, la profession d’auditeurs, risquant de ne pouvoir faire face, ne génère une hausse des tarifs !

L’audit étant la première clé pour comprendre la nécessité de lancer une éco-rénovation, n’est-ce pas votre rôle, à vous syndic, de le faire voter ?

La deuxième clé est liée au financement de ces travaux.  Peu de copropriétaires ont conscience que les financements extérieurs peuvent dans certains cas résoudre plus de 40% de l’équation économique. Ils ne le savent pas car c’est un dédale que seul un professionnel averti comme vous peut éclairer. Entre les conditions de l’Eco-PTZ, les financements spécifiques de vos Collectivités locales, les aides de l’ADEME ou de l’ANAH, c’est bien votre rôle, vous syndic d’en dresser un inventaire adapté aux conclusions de chaque audit.

Il est en outre un point complémentaire, qu’il ne faut surtout pas négliger et que peu de copropriétaires maîtrisent : les CEE. Les différents corps d’états concernés ont établi des partenariats avec les grands acteurs « Obligés », de façon à pouvoir émettre des CEE. Mais attention ! la transparence s’impose et vos copropriétaires vous sauront gré d’exiger que la valeur des CEE apparaisse en clair et en déduction du montant des travaux concernés. En effet le montant de la prime CEE négociée est libre et peut donc varier d’un obligé à l’autre, d’un artisan à l’autre, d’un moment de l’année à l’autre.  Les conseils syndicaux qui se penchent avec leur syndic sur ce sujet de financement sont rarement déçus des économies réalisées. Une enquête a montré que l’utilisation des CEE permet une accélération de la prise de décision des travaux pour environ 38% des cas.

 

Les CEE venant en déduction du montant des devis, c’est pour  vous syndics, une fantastique opportunité de valoriser votre rôle tout en vous impliquant dans le vaste chantier des économies d’énergie et donc de charges. Vous avez aussi tout à y gagner, non ?

 

 

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