Le réchauffement climatique, la hausse continue et bientôt exponentielle (source ADEME) du prix des énergies, tout incite les français à se pencher sur la question de la rénovation énergétique de leur logement.

Optimiser l’efficacité énergétique, comme y incite la Loi Grenelle 2 et ses nombreux décrets, c’est réfléchir à l’amélioration d’équipements « communs » à l’ensemble des occupants de l’immeuble. On distingue trois grands thèmes de réflexion : le système de chauffage, l’isolation du bâtiment et enfin les systèmes de ventilation et d’aération.  Cette réflexion sera amorcée avec l’audit énergétique, outil indispensable pour y voir clair. La « photographie » de la situation actuelle qu’il restitue, associée à l’inventaire chiffré des solutions possibles et des meilleurs scénarii permet de mesurer le bénéfice obtenu, une fois les travaux réalisés…. et à condition que les occupants en profitent pour adopter des pratiques plus vertueuses. En effet, tous les experts sont unanimes pour dire que l’amélioration optimale de l’efficacité énergétique vient pour 50% de l’amélioration des comportements de consommation. Sans prise de conscience individuelle par chacun des occupants, les performances énergétiques des chaudières, pompes à chaleur, et autres isolants, annoncées par les entreprises ne pourront être atteintes.  Oui mais pourquoi investir alors si rien ne garantit que le comportement de chacun va évoluer ?

L’individualisation des frais de chauffage est une première garantie d’évolution

Le décret sur l’individualisation des frais de chauffage, publié au JO le 23 avril 2012, renforce les modalités de comptage divisionnaire de la consommation individuelle de chauffage dans chaque logement. Désormais, la répartition de la consommation globale d’énergie sera fixée à 70% au titre de la consommation individuelle, et seulement 30% pour la consommation indivise relative aux parties communes. Avec l’application de cette mesure d’équité (payer en fonction de sa consommation), les occupants d’un immeuble adoptent immédiatement des habitudes plus économes. Utilisation de robinets thermostatiques, baisse de la régulation la nuit ou dans les moments d’absence ou de congés, fermeture des robinets thermostatiques pendant les quelques minutes d’aération du logement, etc….Le retour sur investissement du service d’individualisation apparaît en moins d’un an.

Pourquoi investir s’il n’y a pas d’abord cette équité ?

Les investissements d’éco-rénovation d’un immeuble, sont lourds à supporter quand bien même ils bénéficient d’aides et de financements divers (Eco-PTZ, Crédit d’impôts, etc…). Les retours sur investissement sont supérieurs à 10 ou 15 ans. Comment donc s’imaginer que des propriétaires plus vertueux que leurs voisins accepteraient de voter en Assemblée générale ces investissements, s’ils savent que ceux ci n’atteindront pas la performance annoncée, pour la simple raison que leurs voisins continuent à dépenser le chauffage sans compter, à ouvrir grand les fenètres tout en chauffant….et que ce gâchis est réparti entre tous au prorata des tantièmes.  Non ! la première étape de l’éco-rénovation est sans contestation possible la mise en place d’équité dans l’immeuble. Chacun doit d’abord payer ce qu’il consomme. Ainsi chacun aura à cœur de valoriser les investissements d’éco-rénovation, grâce à des pratiques optimisées de leurs consommations de chauffage. L’individualisation des charges de chauffage constitue une mesure d’équité qui est la clé de la réussite du Grenelle de l’Environnement et de la facture énergétique des français.

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