08.11.2013 - Article
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L’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas

Pour économiser l’énergie de chauffage, il est indispensable que votre logement soit bien isolé, qu’il s’agisse d’un appartement ou d’une maison. Il est donc nécessaire de connaître le taux de déperdition de votre logement, et surtout ses causes principales.  Vous pourrez ensuite envisager en priorité les travaux d’isolation les plus pertinents pour diminuer le montant de votre facture.  

Dans un immeuble collectif, la réalisation d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), voire mieux, d’un audit énergétique est donc indispensable, et même désormais obligatoire pour les immeubles chauffés collectivement.

Un Audit Énergétique de votre immeuble prendra en compte différents paramètres relevés sur le site, autant liés aux caractéristiques techniques de la construction qu’à la consommation ou qu’au confort ressenti par différents occupants. Grâce à différentes mesures réalisées par un professionnel et le recours à un logiciel spécifique, vous connaîtrez la catégorie de consommation de votre immeuble, ainsi que les différents scenarii d’amélioration en fonction des objectifs fixés par la copropriété. Les étiquettes énergétiques nous sont désormais bien connues. Elles vont de A (< 50 kWh/m2/an) à G (> 450 kWh/m2/an).  L’écart est considérable et pourtant il existe dans la réalité.  Si les immeubles classés G sont heureusement minoritaires, ils représentent néanmoins 12% du parc immobilier collectif, soit à peu près autant que les classe A,B,C réunies. Les nouveaux immeubles BBC qui servent désormais de référence, appartiennent à la catégorie A.  La majorité (60%) du parc immobilier existant entre dans les catégories D ou E et oscillent donc entre 150 et 330 kWh/m2/an. Leur consommation totale d’énergie varie donc entre trois fois et six fois celle d’un immeuble neuf BBC. Les charges y sont donc plus élevées pour leurs occupants. En l’état, la valeur d’un tel patrimoine est donc condamnée à se dégrader au fil des ans. L’audit énergétique s’impose donc en urgence.

Plus le bâtiment sera imperméable aux éléments extérieurs (neige, vent, pluie), plus le diagnostic thermique sera favorable. Suite à ce dernier, il appartiendra à la copropriété de décider du meilleur scénario de travaux. La modernisation voire le remplacement de la chaudière sera étudiée et devra tenir compte des travaux d’isolation que la copropriété décidera de réaliser. Mieux isolé, votre immeuble pourra se contenter d’une chaudière moins puissante, d’autant que celle ci sera plus performante.  Mais ces décisions sont longues à faire voter en copropriété et les travaux ne se réalisent pas en un jour, d’autant que les financements sont souvent étalés sur plusieurs années. Aussi il est essentiel de commencer par voter l’individualisation des charges de chauffage, dont le principe est basé sur le fait que l’énergie la moins chère est celle que vous ne consommez pas. L’installation de RFC sur chacun des radiateurs génère de l’équité puisque chacun sait désormais qu’il paiera ce qu’il consomme, puis des économies, grâce à cette sensibilisation. Chaque copropriétaire sera d’autant plus enclin à voter des lourds investissements d’efficacité énergétique, qu’il saura que sa facture ne sera plus impactée par le comportement moins vertueux de ses voisins.

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Mode de calcul des frais de chauffage dans une copropriété

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La sensibilisation sur la consommation se fait donc a postériori lorsque la facture exige un paiement… C’est souvent trop tard. 

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