30.07.2012 - Article
  • Environnement

Les énergies vertes marquent le pas en France

Résultat décevant en 2011, doit mieux faire. Après plusieurs années de progression de la part des énergies renouvelables dans la production et la consommation totale d’énergie, notamment après le Grenelle de l’environnement en 2007, la France a connu une baisse de 12,5 % des productions d’électricité renouvelable (hydraulique, photovoltaïque, éolienne…) et d’énergie thermique renouvelable (biomasse, bois-énergie, géothermie, solaire thermique…), selon les chiffres publiés jeudi 19 juillet par le Commissariat général au développement durable (CGDD), dans le « Bilan énergétique pour la France 2011 ».

Rien de très alarmant pour le CGDD et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Ce repli fait suite à une augmentation de 11,3 % en 2010 et de 3,5 % en 2009, et l’objectif d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation totale énergétique en 2020, tel que le plan d’action national remis à la Commission européenne l’a fixé, ne semble pas menacé.
« Nous ne sommes pas très en retard sur les objectifs fixés, explique Pierre-Franck Chevet, directeur de la DGEC. Mais le rythme doit être conforté, voire accéléré dans certains secteurs. » Le taux de réalisation de l’objectif 2011 est de 94 %. Mais, derrière ce résultat, se cachent de fortes disparités.

UNE BAISSE CIRCONSTANCIELLE

Selon les experts qui ont réalisé ce bilan, les causes du recul – enregistré dans le cadre d’un tassement de 3,4 % de la consommation énergétique globale entre 2010 et 2011 – sont liées essentiellement à des facteurs circonstanciels. La production d’électricité d’origine hydraulique a ainsi diminué de 25 %, en raison d’une année 2011 très sèche, particulièrement au printemps et à l’automne. Dépendant du niveau des cours d’eau et des lacs de barrage, la production a dégringolé à 51 TWh (térawattheure, ou milliard de kilowattheures), tombant presque au niveau de 1976 (49 TWh), année de la grande sécheresse. « Les hausses pourtant significatives en 2011 des productions éolienne et photovoltaïque n’ont pu compenser la baisse sans précédent de la production hydraulique renouvelable », note le bilan.
Autre élément avancé par Céline Rouquette, sous-directrice des statistiques de l’énergie au CGDD : « Tous les mois de 2011 ont été plus chauds que la référence calculée sur les trente dernières années, et la consommation d’énergie, pour le chauffage en particulier, a reculé. » Ce qui a entraîné une baisse importante de la consommation de bois-énergie : – 13,2% en 2011, alors que 2010 était une année de forte hausse (+ 13,7%).
Au-delà de ce tableau « contrasté », comme le souligne le rapport, la part des énergies renouvelables reste faible en France : 7,9 % de l’énergie primaire (issue directement d’éléments naturels), selon les indicateurs nationaux, et près de 13 %, selon les indicateurs européens.
Alors que le bois-énergie et l’hydraulique représentent respectivement 46 % et 20 % dans la production primaire d’énergie, l’éolien atteint 5,4 %, le biogaz 1,8 % et le photovoltaïque seulement 1,2 %. « Les débats se focalisent sur ces secteurs, mais l’enjeu véritable se situe surtout au niveau du thermique, avec les problèmes de rénovation du résidentiel et du tertiaire », avance M. Chevet. lire la suite

 

Rémi Barroux

source Le Monde.fr

 

Vous aimez cet article J’aime cet article
Retour au sommaire

En savoir plus sur les sujets abordés.

  • Environnement
18.12.2020 - Article

Mode de calcul des frais de chauffage dans une copropriété

Éliminons d’emblée le cas des immeubles collectifs chauffés individuellement, ainsi que l’ensemble des immeubles qui ne sont pas concernés par l’individualisation des frais de chauffage. Dans ce cas, chacun a souscrit un abonnement direct auprès du fournisseur de gaz ou de fioul de son choix (Gaz de France par exemple), et reçoit donc directement sa facture individuelle.
La sensibilisation sur la consommation se fait donc a postériori lorsque la facture exige un paiement… C’est souvent trop tard. 

  • Environnement
17.12.2020 - Article

Combien coûte votre production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) ?

En théorie, rien de plus facile de calculer ce que coûte la production d’un m3 d’eau chaude. Quelle est la quantité d’énergie nécessaire pour élever un litre d’eau d’un degré ? La réponse que tout élève de première connaît est qu’il faut 1,162 Wattheure. Pour chauffer un m3 d’eau de 15°C à 40°C (qui est la moyenne de la température de l’ECS), il faut donc en théorie dépenser 1,162 x28°Cx 1000 = 32,5 kWh. Soit ! Mais quel en est le coût ? C’est là que tout se complique !

  • Environnement
  • Pouvoir d'achat

RECEVEZ NOTRE NEWSLETTER

La version de votre navigateur internet est obsolète

Afin d'utiliser notre site sans problème, nous vous recommandons de mettre à jour votre navigateur. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de votre navigateur: Mozilla Firefox

La version de votre navigateur internet est obsolète

Afin d'utiliser notre site sans problème, nous vous recommandons de mettre à jour votre navigateur. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de votre navigateur: Microsoft Internet Explorer

* Champs obligatoires.