C’est parce que le secteur immobilier est avec celui des transports, le plus émetteur de gaz à effet de serre, qu’autant d’attention lui est porté pour réduire les consommations d’énergies. 

C’est une chance pour la domotique car le pilotage à distance des énergies ouvre la porte à la commande à distance d’autres fonctionnalités : le smart home est enfin possible tout comme le smart building. Les nouveaux services se multiplient : sécurité, surveillance médicale, confort, etc….

Ce qu’il est donc désormais convenu d’appeler le « smart building » (le bâtiment intelligent) est un bâtiment capable d’apporter des réponses plus ou moins sophistiquées aux cinq questions suivantes : comment réduire les besoins en énergie des occupants, comment optimiser la consommation par usage, comment produire et stocker une partie de l’énergie utile aux occupants, comment faire circuler en temps réel toute l’information nécessaire à la gestion optimale de ces énergies, et comment rendre les occupants pro actifs ou mieux consomm’acteurs ?

Le smart building, dont on commence à comprendre l’intérêt, devra donc répondre aux critères de l’internet de l’énergie : être relié aux smart-grids pour échanger des excès d’énergies produites avec les immeubles voisins, avec le quartier, avec les réseaux longue distance. Grâce aux automatismes dont seront équipés les smart buildings, ces échanges se feront en temps réel et de façon optimale sur le plan économique pour le consommateur.

On comprend donc aisément, qu’il serait dommage de laisser aux seuls immeubles BEPOS (norme à partir de 2020) la capacité de bénéficier de ces avantages. Les immeubles existants doivent donc progressivement se rénover et atteindre ces « standards de l’internet de l’énergie ».

Le smart building saura évidemment résoudre la question de la recharge des véhicules électriques, le stockage de l’énergie en fonction des tarifications horaires et l’échange avec les smart grids aux meilleures conditions tarifaires.

Les premiers pas vers le smart building se font donc à l’occasion d’une rénovation énergétique. C’est l’occasion d’entrer dans l’univers des compteurs communicants et des services web associés. Grâce à eux, vous serez informés en temps réel de toute anomalie de consommation, de même que le gestionnaire du réseau connaîtra avec précision la demande en énergie. Fini les gaspillages !

Au sein de l’immeuble, les systèmes de gestion technique optimiseront les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage etc….

Il reste quelques barrières techniques à faire tomber. La standardisation des protocoles de communication en est une. Les « protocoles propriétaires » sont condamnés à disparaître au profit de protocoles inter opérables, permettant aux données de transiter quels que soient les capteurs ou compteurs installés. Le cadre juridique de l’échange sécurisé de données doit garantir leur anonymat, sans restreindre ces échanges. Il doit également résoudre la question de la compensation à l’égard des producteurs d’énergie, en cas d’effacement.

Sur le plan technique, il faut que les smart-grids locaux permettent l’interconnexion des différents éléments et bâtiments connectés.

Toutes les briques technologiques sont disponibles pour permettre le développement des smart building. Il reste à trouver les règles qui régiront la mise en réseau d’acteurs aussi diverses et dont les logiques de court terme sont parfois contradictoires. Une démarche de pédagogie auprès des consommateurs est indispensable. Elle commence au moment de la rénovation de leur immeuble, qu’ils soient copropriétaires ou locataires.

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