Il en est des logements comme du corps humain : changer d’air est sain.  Concernant votre logement, l’air que nous respirons est chargé de vapeur d’eau, et ce taux d’humidité naturel est encore amplifié par les gestes quotidien : lessive, cuisine, toilette…

Si cet excédent de vapeur d’eau n’était pas éliminé chaque jour, il se condense. A la longue, c’est ce qui produit des moisissures sur les murs les moins bien isolés. Bien sûr, nous avons conscience de l’impact néfaste de cette humidité sur notre santé et celle de nos enfants : problèmes respiratoires voire allergies, etc. Mais avons nous conscience des conséquences sur notre patrimoine immobilier ? Les enquêtes sont hélas unanimes pour dire que ce n’est pas le cas.  Il est pourtant indispensable de ventiler notre logement. C’est sain et économe.

Dans l’habitat neuf, c’est devenu une obligation et les débits d’air à extraire ont même été précisés pièce par pièce, par un arrêté qui ne date pas d’hier (24 mars 1982).  Différentes techniques sont disponibles.

Si le logement n’est équipé d’aucun dispositif, l’ouverture des fenêtres chaque jour est indispensable, même en hiver. Il suffit de quelques minutes pour renouveler l’air de la pièce sans faire baisser sensiblement la température du logement.  Il faut juste penser alors à fermer le radiateur de la pièce afin d’éviter de chauffer inutilement les oiseaux !

Pour les pièces humides, les grilles d’aération hautes et basses constituent le dispositif de base qui assure une ventilation naturelle.  Il ne faut surtout pas boucher ces aérations, surtout  si le logement est équipé d’appareils au gaz !

Dans le cadre d’une rénovation énergétique de votre immeuble, il est désormais indispensable de se poser la question de la mise en place d’un système de ventilation. Le système le plus performant est la VMC (ventilation motorisée contrôlée). La circulation d’air est assurée automatiquement par un ventilateur. L’air est aspiré par des bouches situées dans les pièces sèches ou dans les combles et refoulé par des grilles situées dans les pièces humides. C’est la ventilation simple flux. La consommation énergétique d’une VMC est optimale si la ventilation est hygro-réglable. Le débit variera en fonction de l’humidité à évacuer.

Plus subtile et encore plus économe : la ventilation double flux. La chaleur de l’air vicié expulsé est récupérée au moyen d’un échangeur de chaleur, qui la réinjecte  pour réchauffer l’air entrant.  Une variante est possible pour la rénovation, avec la VMR (ventilation mécanique répartie) si le passage de gaines de ventilation est impossible, faute d’espace dans les plafonds.

Les experts titulaires du label « Grenelle de l’Environnement » vous conseilleront au cas par cas. Il faut retenir seulement qu’un système adapté de ventilation contribue à valoriser énergétiquement notre logement (la fameuse valeur verte) et que la ventilation fait partie d’un bouquet de travaux d’éco rénovation (isolation, amélioration du système de chauffage, individualisation des charges de chauffage, ventilation), susceptible de bénéficier des aides gouvernementales ou de l’éco-PTZ.

Pour éliminer cette sensation de froid due à l’humidité, qui incite à surchauffer, vous l’avez compris, il faut changer d’air. Un degré de plus évité représente une économie d’énergie de 7%.  Une température de 19°c suffit dans une pièce à vivre et 17°c dans une chambre si l’air est sec.

Changer d’air c’est sain et économe !

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